La dernière sortie médiatique de l’ex-Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, continue à faire couler beaucoup d’encre et de salive au sein de la classe politique du pays. Dans une interview accordée ce lundi 12 octobre 2026 à la rédaction d’AM-Actu.cd, Liambo Sita Panzu Love, ancien conseiller au ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, condamne avec la plus grande fermeté les allégations de celui qu’il qualifie d'homme du passé et d'ennemi direct de la stabilité et du développement.
Pour ce breveté du collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD), Joseph Kabila Kabange est à l’origine de l’insécurité persistante dans la partie est de la République démocratique du Congo (RDC), sous couvert des terroristes du Mouvement du 23 mars / Alliance Fleuve Congo (M23/AFC). Il se dit par ailleurs étonné de voir un condamné à mort se transformer en donneur de leçons. L’ancien conseiller estime, entre autres, que ce " tigre en papier" n’a aucune injonction à donner au Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ne ménage aucun effort pour faire avancer son pays.
Ayant suivi religieusement la réaction du secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, à ce sujet, Liambo Sita Panzu Love qualifie à son tour de « non-événement » la sortie médiatique du patron de l’AFC/M23. Il l’accuse également d'avoir détruit la RDC en 18 ans, avec à la clé « des meurtres de journalistes et d'opposants ainsi que des détournements », tandis que le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a choisi de construire le pays malgré la guerre d’agression.
Cet acteur politico-sécuritaire peint un tableau sombre de la gestion de Joseph Kabila Kabange pendant plus de 18 ans à la tête du pays, évoquant un échec dans tous les secteurs de la vie nationale, notamment la sécurité, l’économie, l’éducation, la santé, les infrastructures et le social. L’ancien conseiller se pose la question de savoir si, juridiquement, un condamné à mort a le droit de donner des leçons au Président Tshisekedi, dont le casier judiciaire est vierge.
Il note que Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo n’a jamais procédé à des violations des droits humains et des libertés publiques, ni à des arrestations ou séquestrations arbitraires d’officiers généraux, d'officiers supérieurs ou subalternes, de hauts cadres de l’opposition politique, d'activistes des droits humains, de journalistes ou d'autres citoyens, pas plus qu'à des assassinats ou des massacres. Cet acteur politico-sécuritaire précise en outre que les généraux détenus à la prison militaire de Ndolo, jouissent tous de présomption d'innocence, avant de souligner qu'on ne commente pas un procès en cours.
Proche de Peter Kazadi, cet acteur politico-sécuritaire attribue également à Claude Ibalanky, aujourd'hui dans la rébellion, l'invitation des membres du M23 à Kinshasa. L’ancien conseiller au ministère de l’Intérieur confirme par ailleurs que la libération de Byamungu et Nsabimana découlait d'une ordonnance présidentielle signée par Joseph Kabila, exécutée dans le cadre de la continuité de l'État.
Il termine en lançant un appel à tous ses compatriotes à ne pas céder à la manipulation ni aux distractions inutiles, mais plutôt à se ranger derrière le Chef de l’État qui milite nuit et jour pour la pacification et la réunification de la République démocratique du Congo, en dépit des desseins machiavéliques des ennemis de la patrie.
BLAISE BAYOMBO





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