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Ebola : Delly Sesanga appelle à dépolitiser la gestion de la riposte et exige des résultats | Africa Monde

Ebola : Delly Sesanga appelle à dépolitiser la gestion de la riposte et exige des résultats

L’opposant politique Delly Sesanga alerte sur l’évolution de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et appelle le Gouvernement à renforcer la riposte face à une situation qu’il considère désormais comme une urgence sanitaire susceptible de se transformer en crise n...
Ebola : Delly Sesanga appelle à dépolitiser la gestion de la riposte et exige des résultats


L’opposant politique Delly Sesanga alerte sur l’évolution de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et appelle le Gouvernement à renforcer la riposte face à une situation qu’il considère désormais comme une urgence sanitaire susceptible de se transformer en crise nationale.


Dans une correspondance publiée ce vendredi 21 août 2026, le président du parti politique ENVOL estime que la gravité de l’épidémie, déclarée en RDC depuis le 15 mai dernier, impose de « regarder les faits en face » et d’exiger des résultats concrets de la part des autorités.


Selon lui, les données disponibles témoignent d’une surveillance épidémiologique qui n’aurait pas été optimale. Initialement signalée dans trois zones de santé de la province de l’Ituri, à savoir Mongwalu, Rwampara et Bunia, l’épidémie est désormais rapportée dans six provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé.


Pour Delly Sesanga, cette extension géographique constitue un « signal d’alerte majeur » qui ne peut être banalisé ni écarté du débat national.


« La gravité de l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo depuis le 15 mai 2026 impose désormais de regarder les faits en face et d’exiger des résultats du Gouvernement, face à une urgence sanitaire qui menace de devenir une crise nationale », a-t-il déclaré.


L’opposant relève également plusieurs facteurs qui compliquent la riposte, notamment la forte mobilité des populations, l’exploitation minière artisanale, les déplacements internes, la guerre ainsi que la présence de groupes armés. Ces réalités rendent plus difficiles la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts et l’accès aux personnes malades.


Cependant, estime-t-il, ces contraintes doivent conduire à renforcer les moyens et les stratégies de riposte plutôt qu’à justifier durablement les insuffisances constatées.


« Une épidémie ne se gère ni par la communication politique »


Delly Sesanga critique par ailleurs ce qu’il considère comme une gestion trop politique de la crise sanitaire.


« Une épidémie d’Ebola ne se gère ni par la communication politique ni par la multiplication des descentes ministérielles », affirme-t-il, estimant que la riposte doit plutôt reposer sur une chaîne de commandement technique claire, une surveillance efficace, la détection et l’isolement précoces des cas, une prise en charge rapide, le suivi rigoureux des contacts et l’adhésion des communautés.


Dans cette perspective, le président d’ENVOL appelle le Gouvernement à dépolitiser la gestion de la riposte et à rétablir la primauté de l’expertise technique. Il plaide également pour un renforcement de la surveillance et de l’action communautaire, une réorientation des ressources vers les équipes de terrain, davantage de transparence dans leur utilisation ainsi qu’un meilleur suivi des survivants.


Delly Sesanga identifie quatre priorités pour améliorer l’efficacité de la riposte.

Rétablir la confiance des communautés, notamment à travers une communication de proximité renforcée et l’implication accrue des relais communautaires ;

Réorienter les moyens vers le terrain, en donnant la priorité à la surveillance, au suivi des contacts et au renforcement des équipes médicales de première ligne ;

Redonner le leadership opérationnel aux techniciens, en plaçant l’Institut national de santé publique (INSP) et l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) au cœur de la riposte, avec l’appui des partenaires techniques ;

Anticiper les risques de persistance et de résurgence, notamment grâce à un suivi médical et biologique approprié des survivants.


En conclusion, Delly Sesanga estime que la lutte contre Ebola ne peut reposer sur les effets d’annonce, mais sur des actions concrètes et coordonnées.


« L’épidémie d’Ebola ne se combat pas par les effets d’annonce. Elle se combat sur le terrain, avec des techniciens compétents, des moyens effectivement disponibles et une chaîne de commandement efficace », conclut-il.


Rappelons que le gouvernement central, ne cesse de travailler pour éradiquer la maladie à virus Ebola qui frappe de plein fouet la partie orientale de la République Démocratique du Congo (RDC).


 

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