À travers une déclaration faite dimanche 30 août à Kinshasa, sous la direction de son président national Prince Epenge, le parti politique ADDcongo s'oppose farouchement à la décision du Ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire portant suspension de toutes les activités académiques et para-académiques liées à l’année académique 2026-2027 dans 11 établissements des zones occupées.
La formation politique ADDcongo par le truchement de son leader, qualifie cette mesure de crime qui risque de priver les enfants de la République Démocratique du Congo, l'accès à l'éducation.
Prince Epenge estime que si le Gouvernement de la République Démocratique du Congo n'est plus capable de récupérer les territoires occupés, il n'a qu'à le dire clairement à la population.
« Conformément aux articles 43 et 44 de notre Constitution, l'accès à l'éducation de qualité est un droit garanti. Le parti politique ADDcongo réuni dimanche 30 août 2026 en son siège, exige au Gouvernement congolais d'annuler portant suspension des activités académiques 2026-2027 dans les territoires occupés. ADDcongo qualifie cette mesure de crime qui risque de priver l'accès à l'éducation à nos enfants. Pour détruire une nation dit-on, il suffit de détruire son système éducatif. Nous ne comprenons pas, comment un Gouvernement responsable peut prendre une décision aussi lourde de conséquences, d'interrompre une année académique pour des raisons non fondées? », S'interroge le président de l'ADDcongo a fait savoir Prince Epenge.
Et de renchérir :
« Si le Gouvernement congolais pense qu'il ne peut plus récupérer les territoires occupés, il n'a qu'à le dire clairement. Parce que pour l'ADDcongo et LAMUKA, il n'y a pas meilleure façon de jeter ces étudiants entre les mains de Kagame et du Rwanda, que d'interrompre les activités académiques de manière aussi sauvage », a-t-il souligné.
Pour le gouvernement central, la décision portant suspension des activités académiques au sein de plusieurs établissements d’enseignement supérieur et universitaire des villes de Goma et Bukavu, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, intervient dans un contexte marqué par une situation sécuritaire préoccupante affectant le fonctionnement normal des institutions académiques de ces deux contrées.
Rappelons que les établissements concernés sont notamment l’Université de Goma (UNIGOM), l’Institut Supérieur de Commerce de Goma (ISC-Goma), l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Goma (ISTM-Goma), l’Institut Supérieur Pédagogique de Goma (ISP-Goma), ainsi que plusieurs établissements de Bukavu, dont l’Université Officielle de Bukavu (UOB), l’ISC-Bukavu, l’ISTM-Bukavu, l’ISP-Bukavu, l’ISDR-Bukavu et l’ISAM-Bukavu.
LA RÉDACTION
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